DesHyresSéparés par Damien Bianco

Les Apparitions

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Début de la réalité :





Echappé - depuis toujours - d'une inconstante banalité trop monotone, aveu[il est trop difficile de le vivre sans y croire]glément (fatigue), j'ai l'impression d'y revenir un (d'en revient-on ?) jour sous l'emprise(.) en prise avec la constante naïve[perpétuel changement, constructif, chargé de diversité incroyablement presque non maladive]té que je fuis le plus : j'ai peur de dire « je », par peur de ne plus être(.) moi-même, impersonnel, certainement, sans l'être à l'extérieur, quelque chose brûle (l'être humain est de la viande qu'on peut cuire) autre part (que sur un feu), et fait voir la (non)/une naissance{désir}
Rectilinéarité des tableaux juxtaposés face au pire des monstres{désir} : le bord du gouffre de l'intégrité, magie{désir?} de cette chute illusoire.
Peur de ne pas avoir peur ; ici, plus de peur : charge d'une folie nouvelle dans les actes, dans la plus troublante des consciences.
L'an[n'en est qu'un, face à l'éternité qui se synchronise en cette trop charmante image de la perfection{Désir}, trop parfaitement illusoirement imperfectible.
Si cette image{elle} arrête de faire semblant d'en être une
- si ce n'est pas déjà le cas -, je dirais]ge
se voile derrière le même que le mien : il n'est pas assez opaque, ce voile, on{elle?/moi} sait ce qu'un coup de vent pourrait nous laisser voir, on{elle?/moi} sait qu'il est impossible de le savoir : je{moi} ne sais même pas si nous{elle/moi} le soufflons, je suis seulement certain de sa finesse et de sa prise au vent.




<une nuit ou plus, un jour ou deux, passés ensemble, trop de choses en trop peu de temps : le début d'une fin, ou la fin d'un début (voire même un peu des deux) inaccessible.

Un ange passe, alors qu'il{elle} s'est caché.


***


Conclusion (en vrac, probablement) :


Je est (ré ?)apparu

<progressivement longtemps,
Apparition{elle} disparut (depuis quelques temps déjà)

La{passion} vouloir presque moins que la{passion} savoir problématique ; désirer la{passion} vouloir par volonté de ce{désir} qui charge de
plein de trucs encombrants
(vide le vide).

La conscience{Désir} fait oublier un trop plein de quelque chose d'indéfini.
Faire taire ce truc{passion} qui s'essouffle de trop courir en rond (bien - trop - rapidement), l'illusion d'un certain type de volonté (parfois improbable).
Suicide partiel souvent momentané (vu - à chaque fois, faut croire - comme une [re]naissance), irréalité trop probable pour être [im]parfaite : point de vue baladeur qui cherche un but (problématique à aboutir).
Une absence s'encercle (un peu) - elle{autre(s) elles} est pas trop mal - ; j'envie d'être autre chose que rien : un truc intemporel qui s'essouffle jamais (plus ou moins).
Evaporation de la chose{Passion} pour plus de rien contrôlable (j'envie ça,
on oublie les choses (peut-être même ces mêmes-là)).
On avait chargé d'inconscience{passion} un excès de conscience{Désir}.

Annexe : Désidentification
(à mettre - ou non - en rapport avec ce qui précède) :


Le on pour se désidentifier, bizarrement : être soi-même ((plus) facilement) par le (truc qu'on appelle) rien.
On aimerait arrêter d'être ce qu'on n'a jamais tenté d'être, même ne jamais l'ayant été : désidentification salvatrice.
La désidentification par une indéfinisation pronominale est unitaire lorsqu'on sait qui est on (on se perd banalement dans cette phrase).
Maintenant, ça serait mieux si on pouvait dire intransitivement : on suis (un chemin pour l'intégrité (même si je sais pas si ça sert à quelque chose !)).
Cette confiance - oui, elle semble être - en on fait peur à on : naissance d'une apparence de beauté (perçue littéralement à l'extérieur) - très - intérieure, qui sauve (en quelque sorte) la (une sorte de) vie (= l'épanouissement (a priori abstrait)).
Un on préfère sa personnalité imperceptibilisée à une individualité impersonnelle (on pense être plus l'un que l'autre (on est ici souvent très peu impersonnel)).
Si le je contenu dans on s'enfuyait pour être, la coquille de on ferait de on une illusion ; coquille vide de on face au je qui s'en est enfui : dialogue intérieur face à l'impersonnel ; rien ne semble être plus doux que l'intérieur de la coquille de on (ou même bien d'un on) ; si un on prend la place d'un je dans un on, alors je se sent nu et pourrait ne plus savoir comment s'affirmer ; beaucoup de je sont perdus sans l'éventuelle possibilité d'aller se blottir dans la coquille d'un on : cette probable sécurité rassure d'être ce que je veux.
Le commentaire de sitaudis.fr Extraits (de) DesHyresSéparés (2010)