Les Monologues de la forme (extrait) par Guillaume Artous-Bouvet

Les Apparitions

Les Monologues de la forme (extrait) par Guillaume Artous-Bouvet

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Icare

 

Est-ce de pastorale sombrée,
comportant : non pas ourlet de terre,
mais cette huile (replète, pigmentaire).
Cela que des labeurs indiffèrent,
matin : découpant sel abrupt (si
comme rive effondre, à son tour). Ils
furent deux pourtant, dans le dur
constructif, par le père (ingéniant la
vigueur taurine). Figures pariétales, en
un bleu : dans l’imagination d’un vol
assertorique. Qu’est-ce ciel,
surmontant (plus que cire odorée,
que plumage) ? L’œil est d’un blanc : treille
diurne, cillée. Insoutenable Icare (le
ciel n’est que le ciel : que le ciel).

 

Baucis


L’eau montée scelle un lac, vibrant :
foulques, dans un essor dispersible
(ascendance liquide). Deux, visitant :
hôtes d’un feu d’écorce (dans le jardin
bouilli, porc de cendres). Catalogue
cardé : de l’osier des misères. On
décore un lit d’algues : tendu de
vétusté, qui pèse. Tout se mène
candidement. Mais le vin qui est bu ne
descend (cratère sans un vide,
pourpré). Œil historique non, macule
devant dieux. On veut viandes ailées :
elles sauves. Une eau monte murant, à
l’envi. Ils sont dans la fidélité
des branches.

Le commentaire de sitaudis.fr

 

Les Monologues de la forme récrivent des Métamorphoses (Ovide), dans l’effort distancié d’un « diminutif » baudelairien, où le discours extensif du change (Daphné en laurier, par exemple : « in frondem crines, in ramos bracchia crescunt ») se contracte en quelques phrases et figures.