Clarté par Éric Houser

Les Incitations

28 févr.
2015

Clarté par Éric Houser

  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Google+
  • Google +1

 

Il y a deux catégories de gens. Les gens clairs, et les gens pas clairs. Entre les deux, toutes les nuances (au moins cinquante). Quand je dis « les gens », j’inclue ce qu’ils font. Pas de distinction sa vie / son œuvre. À la première catégorie appartiennent des gens comme Olivier Cadiot. Il est clair. Et il est clair pour moi que son œuvre est claire. À la seconde catégorie appartiennent plein de gens. Vous pourriez me dire : mais qui êtes-vous donc, pour dire des choses pareilles. Je vous répondrais alors que je ne sais pas, qui je suis, si je suis clair ou pas clair. Sans doute que l’on n’est jamais complètement clair. Il y a les nuances. Peut-être qu’on peut essayer quand même, de s’éclaircir. Tout le monde peut y arriver, je suis sûr. Et la littérature dans tout ça ? Eh bien justement, je la vois plutôt comme ça, comme une chose qui peut aider, à s’éclaircir.

Partant de là je relève, dans l’article de Michaël Moretti sur Providence, des choses pas claires.

+ La photo de la couverture du livre, assez salopée. Qu’est-ce que le code-barre vient faire ici ? Qu’est-ce que vous insinuez, Moretti ?

+ Le ton insultant, vulgaire et méprisant, genre Vopo : c’est le père Noël qui vous a apporté ce déguisement au pied du sapin, Moretti ?

+ La fausse érudition, l’abus de références (Flaubert, Balzac, Proust, Simon, Baricco, Léal, Shakespeare, Burroughs, Ibsen, Anderson, Koons, Resnais, Lovecraft, Mercer, Langham, Gielgud, Bataille, Pirandello, Gottlieb, Bergman, Sorrentino, Ndiaye, Varini, Hugo, Houellebecq, Huysmans, Federman, Thiellement, Tsvetaïeva, Jirgl, Schmidt, Angot, Guyotat, Savitzkaya, Tarantino, Roussel). Qu’est-ce que c’est que ce carrousel, Moretti ?

-Je n’ai rien compris à cet article, je n’ai rien retenu, ça ne m’a fait penser à rien et ça ne m’a donné aucun plaisir. Et quand Moretti s’est cru malin en se moquant d’« un « poème » caricatural (p. 42-44) », je me suis alors dit qu’il (Moretti) n’avait vraiment rien compris, rien vu ni rien lu.