Action Restreinte, numéro 2.

Les Parutions

20 juil.
2003

Action Restreinte, numéro 2.

Cette entreprenante revue continue sans faiblir sur sa lancée, avec le même noyau dur : Isabelle Zribi et Aurélie Soulatges, coupables de nombreuses contributions dont on retiendra surtout leur recension (presque exhaustive) des lieux communs de la rupture amoureuse, Mathias Lavin et Martin Richet. Mais l'entourage du réseau est renouvelé avec …ric Meunié, Dominique Quélen (qu'on vient de publier sur le site) et, de façon plus surprenante : Marie …tienne!
Le projet reste aussi ambitieux politiquement autant qu'esthétiquement : sous le signe d'Artaud cette fois-ci, on souhaite désaxer le fondement actuel des choses, ...changer l'angle de la réalité.
Mais ces jeunes gens (pas encore trente ans!) font preuve d'une étonnante maturité lorsqu'ils écrivent :
"Nous savons que l'illusion d'une nouveauté radicale ne possède par rapport à l'acceptation résignée que l'avantage de la naïveté sur le cynisme." Il s'agit en effet de penser la rupture, de savoir si elle est encore possible ou si l'on ne dispose plus que d'effets de rupture...Isabelle Zribi et Mathias Lavin sont mûrs, réalistes mais pleins d'espoir, ils poursuivent : "...notre réflexion en écriture n'a pas vocation à créer une marge dans laquelle nous serions inscrits, mais plutôt de contaminer...les puissances normées de la langue".
Voilà pour le programme, le déclaratif.
Malheureusement, il faut bien admettre que la plupart des textes de fictions, s'ils ne ressortissent pas aux puissances sus-nommées "normées", nous semblent relever de l'essor mort-né du geste hédoniste que ronge l'élégant ennui. Sauf Dominique Quélen et David Christoffel.
C'est un peu injuste de terminer là-dessus quand tant d'autres revues se contentent d'activer des ascenseurs.
Donc, on ne termine pas là-dessus mais là-dessus.
Le commentaire de sitaudis.fr (théories et expériences de la fiction)
Faits et effets de rupture
104 p.
12, 5 €