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...je me suis retranché de la société dans la réclusion ; et pourtant je n’ai jamais voulu rien de tel ni rêvé quelle sorte de vie j’allais mener. J’ai fait de moi un captif et me suis mis dans un do... lire la suite

Nathaniel Hawthorne

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= jonchée d'Anne Parian

= jonchée d'Anne Parian par Nathalie Quintane

= jonchée d'Anne Parian Allez, d'accord pour cette fois : toute science est suspendue à la construction du concept de son objet. Et donc Anne Parian nous en offre la corde (du coup, puisqu'il s'agit d'un coup poétique - un coup d'état, donc -, tout le champ poétique (sauf 1) l'aura(it) lâchée, la corde, se baladant là non-arrimé dans un espace commercial).

J'amorce comme ça à cause de la mention du genre : poésie dure, mais Althusser sans doute à pas grand chose, ici (= en poésie, on peut s'estimer heureux quand on a déjà l'intuition de la construction du concept de son objet). Mais allez, c'est d'accord : soyons sévère.).

Et comment ça se présente ?
Par exemple :

Pour nuire
+ BING
+ ZÉRO
+ TANGENTE
= RADICALEMENT
- DES ORNEMENTs
= le PAREIL
+ NEURAL
+ dans les JAMBES
+ SURVEILLE +
+ TA TA TA =
= VERTIGE

Une sorte de mathématisation du poème, pour le dire vite, l'accent mis sur l'opération, avec métaphores afférentes (opération de pensée...).
La mise en valeur du signe mathématique (cf. le mode d'emploi/de lecture préalable : + peut se lire "plus"...), ne doit cependant pas faire perdre de vue que les opérations ne se déploient pas horizontalement, comme il est d'usage, mais verticalement, comme en poésie - classique. Parian se fout des maths : elle ne cause que de Poésie. Les +, les =, les <=> lui permettent de sabrer les connections; ce sont des propositions/opérations sans la sauce syntaxique, des poèmes sans sauce, de fait, où le lecteur ne risque pas d'être pris de la tentation de venir saucer : rien que du nerf.

Rien que du nerf. Soit. Mais quand même le premier livre humoristique de la poète (du poète - de l'auteur - enfin bref : celui qu'écrit).
Ah, parce que ça vous amuse ?
Eh bien oui :

TA TA TA
(ou je PISSE)
+ PLOMB
+ MILLEFEUILLE
/ ELASTIQUE
+ TYRANNIE
= BLUFF/VISITE

je trouve ça drôle. En tout cas, "libéré". Même si la poésie est en train de se (re)constituer là comme genre - ou simplement de perdurer telle qu'en elle-même presque (à une autre époque, ça aurait donné matière à moult discussions, mais là, on sait ce que c'est - et Parian le rappelle en en faisant la structure de son rappel : ça s'additionne. Tout s'additionne, est affaire d'opérations (kilos de riz, prix du blé), et allez donc y chercher un sens. Si tout s'additionne, les livres aussi s'additionnent. Alors, = jonchée : 1 de + ?).

En prime, une belle postface rassurante de Fred Léal (tu seras comme une poule devant un couteau face à ce texte, lecteur : moi de même/ n'empêche).

Le commentaire de sitaudis.fr

"poésie dure"
écrit suite à une composition de Franck David
postface de Fred Léal
éd. Les petits matins, coll. Les grands soirs (2008)
non folioté
12 €

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