Sur l'art municipal de détruire un bidonville (collectif)

Les Parutions

18 mars
2014

Sur l'art municipal de détruire un bidonville (collectif)

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C’est à l’artiste et ami Stéphane Bérard, l’un des participants sollicités, que nous devons la découverte  de ce livre paru sans l’obligatoire code ISBN ni service de presse, de ce livre impossible et impensable, de ce livre au titre trop long, de ce livre qui est bien mieux qu’une riposte à l’Ennemi, de ce livre qui a tout d’un beau livre INTERDIT et qu’on ne feuillette pas, contrairement à la plupart des ouvrages de ce type, on le lit.

On ne peut le commander que sur le site de POST-ÉDITIONS, on y découvrira aussi un film de 28 mns en relation avec l’événement et l’ouvrage

 

CONSIDÉRANTQU’IL EST PLAUSIBLE QUE DE TELS ÉVÉNEMENTS PUISSENT À NOUVEAU SURVENIR

 

(titre in extenso)

 

a été réalisé à l’initiative de Sébastien Thiéry, coordinateur de l’association PEROU (Pôle d’Exploration des Resssources () Urbaines), il est ainsi présenté :

 

Le 29 mars dernier, le Maire de Ris-Orangis signait l'Arrêté municipal n° 2013/147. Le 14 mars prochain, soit moins d'un an plus tard, nous publions Considérant qu'il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir, ouvrage dans lequel, in extenso, est reproduit cet arrêté. Ainsi s'agit-il de rendre public un acte nous engageant collectivement, puisque signé par un élu de la République. Ainsi s'agit-il de donner ce texte de 8 pages à lire, à scruter, à comprendre autant que faire se peut, exercice démocratique fondamental puisqu'il s'agit bien de saisir ce qui s'énonce en notre nom. Tel exercice nécessite, par définition, culture de la plurivocité en opposition à ce que ce texte porte de sens unique. Nous avons alors adressé cet Arrêté municipal à trente auteurs en leur proposant de le "traduire" dans leur propre langue. Le résultat est peu commun : philosophes, architectes, poètes, artistes, traducteurs, et autres metteurs en scène brisent l'édifice, et l'ouvrent à une prise multiple, joyeuse, rageuse, sensible, ou encore clinique. Le résultat est peu commun : ce texte a priori conçu pour ne pas être lu nous apparaît, à la force des 320 pages qui composent cet ouvrage manifeste, comme monument de notre misère politique contemporaine, condensé de tous nos abandons. Telle lecture produit alors comme un appel à toutes les ripostes non seulement possibles mais nécessaires.

 

FIN du copié/collé

(ne pas manquer sur le site, à la section MANIFESTE, la phrase de Calvino en exergue)

 

Toutes les interventions de ce collectif de 30 artistes, architectes, philosophes et écrivains (dont les noms sont listés ci-dessous) sont pertinentes et cultivées et inventives, du dessin au sonnet en passant par l’argumentation la plus rationnelle, parfois génialement drôles, elles vont passionner les poètes et les écrivains parce qu’il y est question de l’habiter aujourd’hui et de Liste et de Langue, des raisons du Fort, de la rupture de la transmission de nos défaites et de nos espoirs.

Une Ambassade a été détruite à 41 mns de voiture de Paris dans le cadre d’une guerre dont personne ne parle, c’était l’Ambassade du PEROU.

Est-ce que notre monde constitue déjà, comme l’a écrit Baudelaire en 1857 en évoquant la tribu prophétique aux prunelles ardentes

 

L'empire familier des ténèbres futures ?

 

 

 

Auteurs

Jean-Christophe Bailly, Étienne Balibar, Stéphane Bérard, Chloé Bodart, Patrick Bouchain, Robert Cantarella, Charlotte Cauwer, Julien Choppin, Hélène Cixous, Gilles Clément, Margot Crayssac, Jean-Paul Curnier, François Cusset, Nicola Delon, Jac Fol, Jean-Michel Frodon, Didier Galas, Édith Hallauer, Cyrille Hanappe, Loïc Julienne, Isabelle Lassignardie, Franck Leibovici, Ronan Letourneur, Francis Marmande, Béatrice Mésini, Marina Nicusor, Olivier Quintyn, Strachinaru Ramona, Valérie de Saint-Do, Merril Sinéus, Michel Surya, Sébastien Thiéry, Aude Tincelin, Jean Torrent

Le commentaire de sitaudis.fr

POST-ÉDITIONS, 2014

320 p.

17 €