Un temps pour s'étreindre de Sébastien Smirou par Jacques Barbaut

Les Parutions

31 mai
2011

Un temps pour s'étreindre de Sébastien Smirou par Jacques Barbaut

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Il y a cet objet pince-sans-rire - Un temps pour s'étreindre
dont la quatrième de couv est signée « George Sand »
suivi d'un point d'interrogation entre parenthèses
avec un exergue extrait des Paroles de Qohélet
(pour lesquelles il ne fallut pas moins de trois traducteurs)
qui est constitué de 52 « Sandwiches doubles »
(comptons déjà deux « S » majuscules)
précédé d'une « mise en bouche »
« De fait, je n'ai jamais considéré comme simples ni les jeux d'enfants ni la poésie, et notamment pas la vertigineuse question de l'articulation vers/prose, qui est l'autre moteur de ce livre. » (p. 11)
- Un jeu de cartes
qui commence par « L'Aviateur » (1)
qui passe par « L'…toilé » (18)
« le poisson d'avril se pose là ce n'est pas moi je me répète
qu'il est rassérénant de ne pas justement dire ce mot boomerang
comme si j'étais l'ombre à mon tour de moi-même je
je sens que ce race et rhénan réveille un élan dont le monde »
et se termine par « Le Dernier des » (52)
dont le joker au hasard balthasar serait « Le Baraqué » (36)
« Le décor est planté de grosses baraques à frites qu'on suce
en alternance avec ses doigts pour en moucher le tison
par les deux bouts parfois selon l'amour qu'on voue
au sacro-saint ketchup on joue avec la chose de la langue
avant de l'avaler au nez et à la barbe du garçon »
imprimés seulement en belles-pages
- en noir et en gris
une ligne sur deux -
un objet en 3D
manière de boustrophédon
qui « compte donc triple ».