Action Poétique n ° 205, Hilda Morley

Les Parutions

02 nov.
2011

Action Poétique n ° 205, Hilda Morley

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Dans ce qui sera sûrement l'un des tout derniers numéros de cette vénérable revue (collectionneurs, à vos marques), on remarque d'emblée, le seul nom propre à figurer en grands caractères sous l'enseigne de l'Institution, le nom trop peu connu de Hilda Morley (sur la couverture 2, une superbe photo d'elle en 1976 par Gerard Malanga, G. M.). Pourquoi si peu connu, ce nom ?
Patrick Beurard-Valdoye, à l'initiative du dossier, incrimine les phallic energies du Black Mountain College (reconnues, avouées par Creeley, R. C.), ce qui prouve que notre ami Eric Houser a eu tort de reprocher ici-même une prétendue homophobie, certes répandue dans le milieu poétique, à l'auteur du Narré des Iles Schwitters ; celui-ci avance une autre explication au fait qu'Hilda Morley ait attendu d'avoir 60 ans pour voir paraître son premier livre, il s'agirait d'un mauvais conseil donné par H. D. (Hilda Doolittle) : notons au passage que, dans son a-chronique (p. 85-86 de la revue), le même E.H. (qui n'aime pas voir ce nom acronymisé ), recense Trilogy, (paru récemment chez Corti) avec brio et une faute de grammaire qui craint (que de coquilles dans cette revue !).
Les poèmes de H. M., tous traduits par PBV lui-même, les 5 derniers en duo avec Séverine Daucourt-Fridriksson (SDF), subjuguent.
Frappe surtout, une frappe aussi rafraîchissante qu'une caresse, le regard de Hilda Morley, son rapport aux couleurs et aux peintres (un poème est dédié au peintre John Blee), le bonheur défini comme une faim des yeux.
Le dossier Québec (Qc), avec des auteurs plus récents, présentés par Bertrand Laverdure (BL), nous montre une Amérique du Nord qui, pour être branchée slam, sympathique et francophone, ne nous semble pas moins très en deça d'un tel héritage.
Heureusement, il y a aussi dans ce numéro une série de magnifiques poèmes de Frédérique Guétat-Liviani (FGL), des Prières de.
Et ce n'est pas tout, malheureusement.