Il y a trois sortes de critiques : ceux qui ont de l'importance, ceux qui en ont moins ; ceux qui n'en ont pas du tout. Les deux dernières sortes n'existent tpas : tous les critiques ont de l'import... lire la suite
Erik Satie
Je feuillette il particolare 7-8. Le volume est moins massif que les précédents : seulement 296 pages. Quelques conseils pour alléger encore.
• Réduire à une les 37 notes « Ibid. » des pp. 14-15.
• Supprimer l’inédit de Prigent, qui ne l’est plus lorsque la revue paraît.
• Ne publier que des photos cochon : c’est vendeur, pas les autres.
• Dans les entretiens, écourter les questions. Au bout de 24 pages, on devine l’agacement de l’interrogé, Beck, qui répond en 3 lignes à des suppliques qui en font 20.
• Cesser d’enfoncer des portes ouvertes. Par exemple : toute écriture est à contrainte, sauf les articles sur la contrainte (14 pages de gagnées). Ou bien : Montaigne est un grand écrivain, très concret lorsqu’il philosophe ; suffirait de le lire, au lieu de le citer dans une orthographe normalisée (18 pages de moins, dont 5 de notes).
• Dire aux auteurs d’aller au fait. Couper court aux tergiversations oratoires, universitaires ou alain-coulangesques (au moins 100 pages).
• Inviter Todrani à écrire plus d’un mot par ligne : ça prend moins de place au final.
• Laisser un poète se montrer lyrique et amoureux : 4 pages, il n’exagère pas. Voilà un objectif qu’on peut raisonnablement atteindre en 64 pages.
Naute de l’interactif : « Soyez moins négatif, dites-nous comment trouver les bonnes pages. »
Un poème est ce qui se laisse prendre par le milieu, la fin, n’importe quel trou : on a envie de poursuivre.
