Philippe Castellin

Les écrivains, auteurs et poètes contemporains de sitaudis

Philippe Castellin

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Né le 26 juin 1948 à Isle sur Sorgue dans le Vaucluse.

(extraits de "fragments d'une hot-opsie")

...début des 70 celui-ci avait rencontré une 1° évidence, : la poésie-dans-les-mots-les-livres était un jeu pour intellos parisiânistes et, au temps des nouveaux multi/media, 1 chose exsangue formellement dénuée de toute puissance évergondante, commotionnelle. Son rêve alors , il n'était pas de devenir l'égal d'un marcellin pleynet mais d'un jim morisson ou d'un frank zappa. Lorsque j'entends Bla bla rrbe ou Bla bla llaladur déclarer que le soir avant de s'endôoooooormir ils ont besoin de se faire 1 poème, je me dis l'urgence à fonder 1 collection poétique : La Tisanière GallimamardEd. j'en baille déjà, la chair n'a rien de triste, je suis très loin d'avoir lu tous les livres Hé toi (le) donc, courte la vie est , ô ne sacrifie rien de ses plaisirs et de ses évidences les plus sensibles: qu'à contre-coeur et contre jour. Qu'à contre bas. Vivre est une faim . Vivre est une fin .

Au cours des id. autre évidence : comment encore se satisfaire de la figure XIX° du poète maudit, même la relookant Rimbaud/Surréalisme / Artaud. Dieu est mort mort mort + Je, ce lui qui le Même, en tous ses avatars endivemanché, merci l'Auteur, bye les prophètes. Avec le temps, là non plus je n'ai guère changé. Je pense comme Beuys, bien des artistes sont des trous du cul, des malades de l'ego, des gens dont le minuscule rêve est d'avoir un jour leur nom sur la plaque d'une rue...un boulevard peut-être ?

La poésie doit être faite par tous non par un. Les cimetières débordent de noms par tous les granits de leurs pores. Nous sommes 7 milliards & des poussières, l'or ne vaut plus grand chose, les start up sont partout. A chaque instant que je vous dis le trou dans la grand couche d'ozone, que croyez vous qu'il fuit ? - Il s'agrandit tudieu. Tue le .

Dépêche ! Dépêche ! Dépêche !

La poésie visuelle, sonore, la performance, à la video, l'informatique et tout le bastringue furent liés au désir d'éventrer les persiennes, secouer les tapis, laisser rentrer les bruits du monde, et surtout les plus malséants - techniques. Ordinateurs et marteaux-piqueurs, ça rime avec et c 'est de l'entre. Depuis, je n'ai cessé de procéder par greffes, hybridations, déplacements et penser que la vie est qque chose qui fourche langue, chimères, diables.
ailleurs ailleurs ailleurs, dans l'insaisissable et le transgénique.

Quand on me demande ce qui est vraiment utile pour un poète je réponds: un bon jeu de jambes, Arthur Cravan.

Quant à la seconde évidence elle m'a conduit à fréquenter tous les milieux du mail art, à m'intéresser au web, à diriger DOC(K)S depuis une bonne dizaine d'années, à fonder AKENATON en cie de Jean Torregrosa, à fréquenter aussi bien les lieux-non lieux de la littérature que ceux de l'art contemporain, d' installations en expositions ou performances, bref à cultiver tous les dispositifs au travers desquels les jeux de la dissolution / déperdition de l'identité sont envisageables.

Bientôt l'on verra pousser des ailes d'oiseau sur des viscères de chien et au lieu de taouages, nos belles orneront la douceur de leurs fesses de tendres petites bouches rouge calmar, très fun