stennoS Foucault Audier par Joseph Mouton

Les Incitations

02 oct.
2015

stennoS Foucault Audier par Joseph Mouton

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Vous êtes auteur et votre livre n'a retenu l'attention d'aucun collaborateur du site, il est peut-être victime d'une discrimination quelconque ou d'un manque de goût manifeste, vous êtes éditeur et vous pensez la même chose, pourtant JOSEPH MOUTON VA SAUVER VOTRE LIVRE des sinistres oubliettes de Sitaudis en lui dédiant au moins un stennoS — c'est-à-dire un poème-citation à vers contraints —, qui ne sera pas un mieux que rien mais le témoignage attentif d'un poète pour les rejets d'un milieu ; — afin que de chacun l’on puisse goûter plutôt la texture.

 

L’insurrection poétique, collectif, éd. Corps Puce, 198 pages.


COURAGE PLAISANTIN


majeur du Portugais Fernando Pessoa. Et
le poète est là pour manifester ce ques-
tionnement permanent, qui n’est pas néga-
tif, mais ressort pour le cheminement vers
l’ouverture sur soi-même et les autres. Il
y a fort à faire dans notre monde actuel
pour que la poésie devienne ce ressort in-
fini, qui montre que le poète n’est ni dans
la lune, ni maudit. Qu’il EST tout simplement
et qu’il lutte avec les autres pour faire
advenir le parler vrai. Le poète est celui
qui ne se laisse pas abattre. Jean Foucault
éditions Corps Puce Membre du MUP Ministre
de tout ce qui peut me passer par la fenêtre


DÉESSE AINECÉHEFFE


Marie-Hélène Audier le texte de ce matin
est inspiré par la lecture matinale à Grignan
sur fond du bruit de la fontaine qui cou-
le devant ma fenêtre
Sur le quai sur le
quai de cette gare, mes pérégrinations
sont-elles une invitation à penser que les
voyages forment la jeunesse. Et si c’était
seulement une fuite pour échapper au quo-
tidien. Le voyage serait-il un condiment, le
sel aux herbes de la vie ? Bercée, par le
piaillement des oisillons affamés dont les
cris guident les mères vers le nid à peine
caché par le feuillage épars des feuilles
renaissantes. Quand d’autres bruits sont




Bouche-Suie, Cédric Le Pléven, éd. Unes, 42 pages.

 

CHUTE CHUT !


Devenir une ombre douce derrière les paupières
de ceux qui empruntent ma voix. Vous. Pour
que nous ayons l’assurance d’être là, l’un face
à l’autre. Dans notre précarité.// Cri froissé.
Dans la lumière étrange d’un samedi matin, je
m’enferme entre les murs recouverts de livres,
et j’ouvre grand la fenêtre. Les mots, la fraî-
cheur.//J’attends. Comment est-il possible
qu’elle se soit tue ? Je fais semblant d’offrir
du vide. Dehors, un muret s’est écroulé.//
Nuit trouée. Le champ sans mesure du regard
mange son ombre. Je ressasse une vieille
histoire de poings. J’imagine la roideur de