apocryphe de Lucebert

Les Parutions

11 déc.
2005

apocryphe de Lucebert

  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Google+
  • Google +1
Peintre dans la mouvance de Cobra et poète, Lubertus Jacobus Swaanswijk, son véritable nom, est né à Amsterdam en 1924 et mort à l'âge de 70 ans à Alkmaar.
Moins connu comme poète à cause des limites qu'impose une langue parlée par un peu plus de vingt millions de personnes seulement et très peu en dehors des Pays- Bas.
Pour le présenter en français, les traducteurs ont su résister à la tentation anthologique, ils publient in extenso ses quatre premiers livres :
le nom alphabétique, le nom tracé, triangle dans la jungle et les animaux de la démocratie.
Le volume contient quelques reproductions malheureusement non identifiables, comme celle qui orne la couverture.
Lucebert maîtrise autant qu'il se soumet à cette langue qui coud on et noui, inventif et drôle, on songe à Picabia ou Arp mais la posture et la figure du Poète échappent à sa rage ironique :

comme les bébés les poètes ne guérissent pas
d'un occiput cherchant en solitaire
beaucoup ont assourdi l'amour
pour dans le noir lire sa lumière


Reprenons au commencement :
au commencement était, comme dans le Journal de Gombrowicz, au commencement fuse le MOI mis en un sonnet qui raille la tentation lyrique et l'héritage formaliste.
Le commentaire de sitaudis.fr traduit du néerlandais par Kim Andringa et Henri Deluy
présentation par icelui
éd. Le bleu du ciel-2005
122 p.
15 €