Ça tourne de Christian Prigent

Les Parutions

28 juin
2017

Ça tourne de Christian Prigent

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Alors que Christian Prigent vient de récemment publier chez P.O.L un nouveau livre important, Chino aime le sport (sur lequel nous reviendrons par deux fois dès la rentrée de septembre grâce à Catherine Pomparat et Tristan Hordé), il publie simultanément Ça tourne à L’Ollave (Jean De Breyne), livre apparemment plus confidentiel mais non moins important.
Prigent y offre ses carnets de note ou de bord de Grand-Mère Quéquette, Demain je meurs et Météo des plages (tous publiés chez P.O.L respectivement en 2003, 2007 et 2010) : ainsi, ces « notes de régies » (ainsi nommées dans le sous-titre par un écrivain et poète qui, sans rien avoir des manies d’un cinéphile, connaît très bien le cinéma et utilise volontiers le lexique de ce dernier) qui commencent en janvier 2001 et s’achèvent en juin 2009, pourraient se définir aussi comme une espèce de making-of aussi troublant qu’exaltant.
À ceci près que loin de s’adresser aux cercles des groupies et chercheurs, Prigent s’y livre avec une telle justesse, un tel désir (douloureux et gai) de vérité et de transmission, un tel instinct didactique que l’ouvrage va intéresser tous ceux que l’écriture, l’art et toute la question de leur surgissement passionnent, extrait :

« Dire que dans la littérature on joue (avec) sa peau est une rodomontade romantique. Pourtant, sans cela, la littérature n’est qu’écume futile, rien. Les écrivains que j’aime (de Lucrèce à Pennequin) sont ceux qui me donnent la sensation d’avoir pris de tels risques. »

 

Le commentaire de sitaudis.fr

 

L’Ollave, 2017
70 p.
14 €