Je me jette de Pennequin et Doury.

Les Parutions

07 déc.
2004

Je me jette de Pennequin et Doury.

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Les illustrations, dessins ou images de Pascal Doury (RIP) dépassent rarement le niveau de l'esthétique impeccablement stylo-biquée du fanzine et les choix typographiques, qui devraient faciliter la lecture du texte de Charles, en accentuent au contraire les aspects les plus lassants : les atermoiements d'un JE au nihilisme lyrique envahissant et les petites provocs qui l'enlisent dans une détérioration complaisante. Narcissisme morbide. Heureusement, l'écrivain a des projets plus intéressants.
Et l'on n'aurait rien dit de ce livre (d'autant qu'Eric Loret dans Libé s'est chargé de le défendre), s'il n'y avait le DVD qui malheureusement ne peut être vendu séparément.
Tous ceux, artistes ou poètes qui ambitionnent d'utiliser ce type très populaire de support, doivent absolument voir le film réalisé par Stéphane Collin (retenez bien ce nom) et Charles Pennequin, il fait oublier ce qui avait été réalisé de mieux jusqu'à présent comme le DVD d'Anne-James Chaton par exemple.
Il y a bien sûr l'immense talent de Pennequin acteur-lecteur, sa présence et sa silhouette de gendarme qui a viré bagnard mais pas seulement : les mises en situation (en scène ou en voix) sont les plus inventives, les plus cocasses, les plus perturbantes, les plus jouissives qu'on n'ait jamais vues.
Comme si ça ne suffisait pas, il y a d'excellents "bonus" dont celui d'Akenaton, tourné en Corse, provoque l'improbable rencontre du poète et du pêcheur.
Une sorte de chaleureuse rédemption au soleil pour le maudit évoqué au début de cette note qui s'empêtre, se répète et ne se jette que dans lui-même?
Le commentaire de sitaudis.fr éd. al dante + cneai
non paginé
30 €