Le PARI de Sylvain PARIS.

Les Parutions

18 août
2003

Le PARI de Sylvain PARIS.

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Parler de la peinture de Sylvain Paris alors qu'après un mauvais pas à Marseille, elle se trouve à l'arrêt dans le nord de la France.
Parler dans nos "Parutions" d'une peinture qui n'est que peu apparue, qui n'apparaît plus. Qui ne pare plus aucun mur ni aucun coup. D'une peinture désormais abattue, sans défenses.
Parler, non pas écrire-mais parler comme presque parier.
Parler du pari momentanément perdu de Paris, de sa volnté de reprendre la tradition là où Matisse et Picasso l'avaient laissée, la peinture d'avant les choses installées.
Parler de ces couleurs vives, de ces couleurs qui auraient pu être d'une gaieté sereine si elles ne se heurtaient aussi violemment, si leur juxtaposition ne heurtait nos rétines qui tournent en routines.
Parler de ces entrelacs qui auraient pu écrire s'ils ne recélaient cette brutalité d'avant le signe, toute tendue vers la recherche des premières et définitives programmations.
Sylvain Paris n'a pas encore quarante ans, - c'est encore le jeune âge pour un peintre, il vit et ne travaille plus à Charlestown, la ville d'où l'on ne part pas ; il a voyagé en Afrique et en est revenu plus infirme que féroce.
Parler de sa peinture, parler de ses modèles de légende, parler de la vie de Sylvain Paris peintre d'aujourd'hui, parler ainsi ressemble à un pari, de ceux que l'on peut gagner à force de science patiente.
Le commentaire de sitaudis.fr Hommage au peintre et à l'ami.