Une femme drôle de Maryline Desbiolles

Les Parutions

26 sept.
2010

Une femme drôle de Maryline Desbiolles

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Le nom
(du quoi au fait ? du sujet ? du personnage ? de l'objet de l'écriture ?)
qui était omis sciemment tout au long des pages des draps du peintre,
le nom est là d'emblée donné et travaillé : ZOUC, le nom d'une femme drapée de noir, la célèbre humoriste
(ce terme ne convient pas, aucun ne convient, elle fait de la scène)
découverte à la TV dans les années 70
(Zouc est à la télé comme si la télé n'existait pas encore)
et que la rumeur a dit recluse, folle, ou malade.
ZOUC n'est pas un prétexte à mettre au jour les aventures familiales, leurs héros minuscules ..., pas plus que La seiche (1988), le livre le plus connu de Maryline Desbiolles avant son prix Femina (1999), ne le fut, malentendu peut-être sur recette : ces héros, Zouc les possède dans les grandes largeurs, elle les possède aussi par le menu, elle les revêt de son habit noir.
Les liens avec les livres précédents de Desbiolles, on l'aura compris, sont multiples, la scène succède à la cène avec le tout proche savoir des feux et de la cuisine où Zouc fut gobée crue. Avec les Draps, peut-être le livre dont celui-ci est le plus proche parce qu'il s'agit aussi d'un portrait d'artiste et de la transgression d'un interdit, les différences sont également importantes : la part de l'enquête est moindre, le questionnement sur le sens de l'écriture aussi (je n'écris pas pour apaiser, mais pour faire monter sur scène ce qui me leste) mais surtout surtout surtout quoi ? ..........sur trou
ce livre ouvre en lui un trou noir
(page 34)...................
comme l'étourneau du tableau de Holbein que Desbiolles décrit et qui figure sur la couverture du livre, trou noir comme celui qui peut saisir le comédien sur scène, trou noir de l'univers et en chacun de nous trou noir qui fait son tour de panique, tour de NO
trou de nos
représentations autour desquelles ne cessent de tourner Prigent ....... Desbiolles
mêmes routes trouées qui tracent deux œuvres, l'une et l'autre si dissemblables
parent à l'aile
du poétique de printemps
Elles parlent noir par le noir du rire et le rire du noir
le rire au noir qui dévore le noir
allez zouc

.................

rien à voir ?!