Après les impasses par Denis Ferdinande
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Le mot d’il se pourrait plus qu’un mot, alors l’avalanche, anche en italien : aussi. — Trad. ce qu’il y a aussi avec elle, déferlant mais englouti très vite dans les masses neigeuses, ce qui se désenfouira avec les fontes même tardives d’un semestre tenez ; alors dire : c’était cela, mais quoi, quelle difficulté — et pourquoi — de le rapporter, s’y essayer quand bien même, donnant : cela qu’il y eut vie, la réactiver est réactiver le rêve attendu qu’elle en fut chose ou composante, tout concourait à son oubli, vie de quoi ? De la phrase chaque jour réitérée et impliquant tout le corps voire l’horlogerie du monde total, toute parcelle de terre à même l’écorce, et parcelle oubliée, ou alors n’ayant jamais traversé, l’ensemble de ce qui ne se sait pas, voiles qu’il y a toujours, écartant le dernier qui n’était pas dernier, la folie serait d’y approcher une flamme). Il y a ici, ce qu’il se passe, que nous n’en sommes plus nulle part, qu’ont été embrasés jusqu’aux derniers voiles, cendres sur de la terre dure et scène dévoilée — arènes — où l’on donne ce soir une lecture, la voix reconnue à distance qu’aura rappelée le rêve, qu’on s’approche de la source vocale (analepse) et c’est le constat qu’a été déserté l’endroit par même les derniers promeneurs, il y a de cela des semaines or « night of times », nacht, notte. Note : ce qui ici s’écrit est testé jusqu’en des états d’ébriété prononcée, la phrase y résiste-t-elle ? Ou alors la conscience claire, de manière plus redoutable encore, et la phrase de repartir, il y aurait place pour, des jardins (dans l’hiver où enfoncer un été caniculaire) aux bas portillons de fer plus même verrouillés s’il n’y a personne, ou alors ce cervidé alerte encore outre la blessure d’être à ce point seul, son pas propre à s’inscrire un temps dans la terre. Inscriptions qui furent écriture à laquelle manque aujourd’hui la pièce maîtresse qu’un y circule consciencieux, d’où l’effet que recouvrirait ici toute une poussière, poussière au-dessus des conurbations : et l’activité humaine alors figurée éternelle (n’était que d’un instant |
Post-scriptum : Ce qui vient après et âpre, l’âpreté de ce qui finit, excepté sur telle scène parce qu’extrêmement à l’écart, refuge dont les bords — plaques de bois d’un découpage abstrait — cependant se craquellent déjà, et qui craqueront dans peut-être de seules semaines, effondrement. Une pièce se joue, fait-elle oublier ce qui prend fin ou alors n’aspire-t-elle qu’à le rappeler — lame dans la plaie — ce qui ne s’appréhende que mal : Nous oublions, nous avons tout oublié mais de quoi (« la vie » ici est effacé, allaient être les mots, d’autres : à lui substituer dont d’indivulgables jusqu’à quinze heures « Je tiens absolument à ce quinze »). Mais de quoi, parole de qui entre en scène et qu’il a à dire, or il oublie d’elle sa question, tout ici est oubli hormis le coffre, il vient à être question d’un coffre, situé en arrière de la scène, exposé, et qui est à récupérer dans l’urgence alors même que se poursuit la pièce. Ce coffre, s’il n’intéresse pas ne contenant que voiles, intéresse de contenir la mémoire (à l’état de voiles) de ce qu’il aura contenu sur des siècles |
Mettons qu’il se puisse un mot encore, d’après l’après où tout commencerait, ce que peut une écriture |
Le premier des mots est mot de passe (d’un accès à un autre plateau, terra incognita où se fête la vie revenue redevenue possible, chants et danses autour, primitivement, de feux hivernaux en des cavernes |
La suite est entendue : littérature |
