Bacon le cannibale de Perrine Le Querrec par Jacques Barbaut

Les Parutions

03 nov.
2018

Bacon le cannibale de Perrine Le Querrec par Jacques Barbaut

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     En attendant l’exposition programmée à Beaubourg pour septembre de 2019, au format catalogue, sous la bannière « poésie et archives », accompagné de photographies, coupures presse et documents issus (« détritus jonchant le sol », ordinairement) pour la plupart de l’invraisemblable atelier-pandémonium de l’artiste tête-de-lard (Dublin, 1909 - Madrid, 1992) — en brousse, un cadavre de zèbre à l’œil exorbité entièrement dépouillé de sa peau / Leiris de face de profil, Leiris premier plan second plan / en une du Crapouillot : « LE CRIME ET LES PERVERSIONS INSTINCTIVES » / des anatomies greffées par des épingles à nourrice, des membres avec des troncs par des trombones & des aiguilles —, soutenu par la Francis Bacon MB Art Foundation de Monaco, après Unica Zurn et le plancher de Jeannot, à la corrida ou sur la chaise électrique, mastiquant & déchiquetant, tranchant dans le vif — à l’abattoir / équarrir les écarts —, en langue (ou ongle) incarné(e), entre effarement et brouillage (qui prétendait écrire « à la gomme » ?)…

 

l’homme ressemble à un chien ressemble au singe ressemble au rhinocéros ressemble à la nourrice ressemble aux lutteurs / l’homme est le chien il est le cheval le pape la nourrice la totalité la bouche la chair le détail le nerf le cri le théâtre l’arène l’extérieur

 

Alors, pour l’accroche — à l’S, au esse —, pour la légende dorée ce sera incessamment :

 

« Si je vais chez un boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place de l’animal. »

 

Et puisque, pour Perrine Le Querrec, FB serait d’abord le nom d’une écriture, de cet autre (Novum Organum, 1620), son homonyme, qu’elle cite :

 

« Ce serait folie et inconséquence que de supposer que des choses qui n’ont encore jamais été accomplies puissent être accomplies sans recourir à des moyens jusqu’ici jamais employés. »