Ligne 13, n°2 par Jacques Barbaut

Les Parutions

31 oct.
2010

Ligne 13, n°2 par Jacques Barbaut

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1/ « Un point est constamment renvoyé à la fin de la phrase. » (Pascal Poyet, p. 14)
2/ « (Lis-moi un de tes poèmes, je te dirai à quelle vitesse tu te masturbes.) » (Stéphane Bouquet, p. 21)
3/ « Ainsi, vaut-il mieux lire le Tao-Te King en traduction ou ne pas le lire dans l'original ? N'est-ce pas au fond la même chose ? » (Bernard Dubourg, p. 26)
4/ « et si donc / à travers elles-mêmes les choses, traversées » (Luc Bénazet, p. 33)
5/ « Si folie et poésie ont toujours été conçues bord à bord, raison et déraison de même. » (Pierre-Henri Castel, p. 43)
6/ « Une femme dans un champ avec sa famille s'était pris la foudre. » (Judith Elbaz, p 49)
7/ « 60. La connotation sexuelle est très présente dans les dénonciations des innovations formelles. » (Jacques Roubaud, p. 59)
8/ « aux artisanats traditionnels -méticuleusement, dans les volumes de planches -leur tombeau, au sens classiques du terme- » (Roger Lewinter, p. 67)
9/ « Je n'ai jamais su t'écrire, j'ai fait ces livres où je ne sais pas écrire, où je pars de cette impossibilité, où je m'adresse à qui, où j'ai tenté de faire d'une maladresse une adresse. » (Xavier Person, p. 71)
10/ « Pelucheux à force de gros plan / pelucheux comme les feuillages / des platanes géants du boulevard Victor / Hugo, juste avant ma séance, ébroués » (Cécile Mainardi, p. 81)
11/ « Cocu imaginaire Académie royale Peuple sublunaire / Poule sultane » (Michelle Grangaud, p. 96)
12/ « A Rabelais à tête à queue de sens confronté au / Bol qu'on a finale de dents apprendre à prendre » (Alain Cressan, p. 104)
13/ « Dans Walden, Thoreau remarque qu'une seule personne peut faire exister un chemin durable en très peu de temps. » (Emmanuel Hocquard, p. 114)

N. B. : Le deuxième numéro de la revue Ligne 13, au rythme semestriel et au format quasi carré - dirigée par Francis Cohen et Sébastien Smirou (vivant chacun à l'un et l'autre bout de cette même ligne de métro parisienne) -, comprend aussi un appendice (croquignolesque), des dessins de Jean-Michel Fauquet et de François Matton ; elle se compose de treize contributions, appelées « chapitres » - le thème ou sa ligne directrice (après le premier numéro - « Tirer-un-trait ») en est : « Enjamber ».