Autres courants de Philippe Jaffeux (2) par Jacques Barbaut

Les Parutions

1 févr.
2015

Autres courants de Philippe Jaffeux (2) par Jacques Barbaut

 

suivre les courants

 

 

 

Il y a l’insistance patiente à ne vouloir distinguer que la

neige s’épanouissant entre les lignes noires ou

 

Des interlignes enfreignent l’obscurité artificielle de

l’écriture pour respecter la nature d’une page vierge.

(45)

 

Il y a des rites zen de magie pure à pouvoir jaculer —

« percer d’un trait » — mille huit cent vingt fois des

formules comme

 

Les lettres furent dessinées avant d’être écrites car la

parole de nos mains précéda celle de notre mémoire.

(40)

 

Il y a une foi de tous les diables et un absolu

proprement incommensurable à proposer

 

Sa parole se relia à une nature en paix et les religions

furent affolées par la sainteté de l’alphabet.

(39)

 

Il y a une mystique alphabétique et divine qui se

promène sur un chemin éternel lorsque

 

Il reçut une réponse colorée d’un interlignage à force

de sonder l’alphabet avec de l’encre noire.

(37)

 

Il y a des pages de signes hypnotiques et des espaces

prévus pour les silences de la physique édictant

 

Son angoisse maladive soignait la blancheur de sa

feuille grâce à la force d’une vacuité incurable.

(36)

 

Il y a la volonté du cadre pour tendre un écran

afin de piéger les infinies émissions des particules puisque

 

Ses pages échappaient à la difformité de l’écriture s’il

peignait des lettres sur des toiles rectangulaires.

(37)

 

Il y a de tant de féconds paradoxes, de longues fatrasies,

le tapage des ordinateurs et de la zoologie si

 

Il vivait comme un poisson dans l’air s’il respirait pour

plonger sous la pression d’une parole fluide.

(14)

 

Il y a de l’énergie à revendre et des absorptions

de cosmologies fondées sur des rythmes et des leurres tels que

 

La vérité des nombres dépassait celle des lettres depuis

qu’il se mesurait à une infinité de vitesses.

(23)

 

Il y a la perfection d’une écriture qui ne dévie jamais de

son ordre de marche qui illumine l’image d’un nombre sous

 

Des lettres prises entre deux pôles réfrigèrent un vide

planétaire au moyen d’un ordinateur en surchauffe.

(11)

 

Il y a des rails, des hausses et des baisses d’intensité, des

captures électroniques de faisceaux lumineux because

 

Son sang-froid circulait entre des phrases qui

immunisaient une page avec la fureur d’un fluide

numérique.

(27)

 

Il y a la sidération alphabétique se mêlant au cosmos

multicolore dans une harmonie due au hasart quand

 

Il s’emprisonna à l’intérieur d’une pensée pour être

libre de croire qu’il existait hors de lui-même.

(51)

Retour à la liste des Parutions de sitaudis