Hopkins attend toujours par Claude Minière
- Partager sur :
- Partager sur Facebook
- Épingler sur Pinterest
We are leafwhelmed somewhere with the hood
Of some branchy bunchy bushybowered wood
Qui, diable, ou dieu merci, a bien pu écrire cette musique ?
Ce n’est pourtant pas Lewis Carroll. Ah, voilà, je trouve le poème
dans un livre (d’occasion) qui, en 1951, avait été remis pour sanctionner son « Application to Study » à Veronica Kelly, élève de l’Ursuline High School de Ilford. Je n’ai pas connu Veronica
mais je sais maintenant que l’auteur du poème est Gerard Manley Hopkins. Je sais aussi, pour l’avoir appris dans une étude universitaire que le professeur (jésuite) Hopkins aimait lire en classe
Les Aventures d’Alice au pays des merveilles.Il le faisait, j’en suis sûr, sans malice. Traduire ce poème qui porte le titre de Epithalamion? Trop difficile, je renonce. Mais je le comprends à l’oreille, comme on le fait du Finnegans Wake de Joyce. J’ai le titre en tout cas : « Allant vers le lit » ou « L’allant du jeune lit » ou « S’envoyant dans les arbres ». Bon, c’est à méditer. Le compositeur Ralph Waughan Williams (1872-1958) écrira une suite musicale sous ce titre de Epithalamion (venu du grec ancien). Mais lui non plus ne pouvait savoir comment Veronica, chez les Ursulines, dans sa chambre (ou un dortoir), lisait le poète honorant.
