Remarcq 5. par Jacques Demarcq

Les Incitations

09 déc.
2003

Remarcq 5. par Jacques Demarcq

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Bombardé superviseur de sitaudis.com et bien qu'ayant verve ou verge pour d'autres chats, j'ai envie de rappeler à notre généreux toilemaître qu'il convient de faire rouler 7 fois les touches dans ses doigts avant de jeter ses réactions à la cantonade.
Je lis au détour d'un compte rendu que tel livre va ennuyer les lecteurs du Monde et de Télérama. Je me dis que la critique est hyper-louangeuse. Mais en conclusion, je lis : « il fut un temps où Meens écrivit [sic, passé simple à la Sophie Calle] pour changer le monde [la "réalité", pas l'associé de Télérama] ; il écrit maintenant non pour être lu, mais dans l'espoir que le monde [encore lui] ne le change pas. » Ou je me trompe, ou l'éloge va jusqu'à loger Meens au niveau d'un Hölderlin final ou d'un Baudelaire belge. Certes Meens n'est pas Sollers, Angot et consorts, certes l'« autodidacte » en lui s'acharne à ramper hors du vaste cercle de la barbarie, mais le ranger parmi ceux dont l'attitude existentielle nous est un modèle éthique, alors qu'il n'a pas achevé la moitié de son œuvre (et publié le quart), pas terminé le tiers de sa promenade, n'est-ce pas aller vite en vergogne ? Du calme, sitôt dit, un peu de patience.